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Théorie sociale et pensée politique

mardi 28 mai 2013

Les travaux développés dans cet axe portent sur les phénomènes politiques envisagés dans leur dimension sociologique et philosophique, en mettant au centre de l’analyse la conflictualité sociale et politique saisie dans sa dimension performative. Le syntagme « Théorie sociale et pensée politique critique » désigne la réfutation permanente que cette conflictualité oppose à l’illusion d’une société harmonieuse qui résulterait d’une théorie du social achevée, légitime, appliquée au gouvernement des hommes. La « théorie sociale » se démarque d’une part de la « philosophie sociale » actuelle, centrée sur les formes de la reconnaissance, de la justice et du « care », en s’efforçant de maintenir ouverte la question politique, à distance de l’ingénierie sociale. La « pensée politique critique », d’autre part, se référant sans s’y résumer à la Théorie critique de la première puis seconde école de Francfort, désigne un travail réflexif, non doctrinal et pragmatique, soucieux de déconstruire les formes de la domination et de repérer les forces de l’émancipation à l’œuvre au sein de la société. Elle puise ses références conceptuelles aussi bien dans l’héritage de H. Arendt pour certains que dans celui de M. Foucault pour d’autre ou encore dans les travaux de R. Castel.

Au plan méthodologique, ces recherches impliquent une problématisation des rapports entre le politique et le social, l’Etat et la ou les sociétés, le pouvoir et la domination, la violence et les processus de citoyenneté, la subjectivation et la désubjectivation, la mondialisation et la globalisation. Cette problématisation entraîne à son tour que les enquêtes menées sur des terrains ou des corpus documentaires sont l’objet d’un procès d’interprétation continu, sur les récits recueillis et sur le processus de recherche par lequel les chercheurs sont engagés dans les contextes de vie des enquêtés.

Cinq pôles cristallisent l’ensemble des travaux menés dans cet axe :

1- Enjeux cosmopolitiques . Il s’agit d’élaborer un cadre d’analyse qui problématise les enjeux sociaux et politiques du monde actuel : justice transitionnelle, nucléarisation du monde (G. Anders), les orientations écologie et cosmopolitique en contexte de globalisation, etc…

2- Démocratie, violence et citoyenneté . L’expérience démocratique est analysée du sein des violences sociales sous l’angle d’un « processus de citoyenneté » induisant une « politicité » populaire éprouvée au travers de scènes conflictuelles constitutives de la vie politique.

3- Enquêtes sur la question sociale . 1/ Les mouvements de protestation des banlieues (incendies contre les bibliothèques, entre autres). 2/ Les trajectoires de vie et d’affirmation de soi des sans-abri et les formes de subjectivation qu’elles exposent. 3/ Le destin des « pauvres », vu depuis leur argent.

4- Sujets et subjectivation s. Analyse du devenir soi par la (re)composition narrative d’une identité partagée entre des expériences et es affiliations diverses qui s’intéresse avant tout au décalage entre identifications communautaires et subjectivations politiques.

5- Colonialité et post-colonialité . Cette dimension, travaillée dans une perspective genrée, se prolonge par des travaux qui mettent l’accent sur la colonisation nord-africaine, l’esclavage et la question des Caraïbes ou sur le Moyen-Orient.

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